Toxique
Attention toxiqueChelidonium majus — Chélidoine
Grande chélidoine, Herbe aux verrues, Éclaire, Herbe de l'hirondelle
Papaveraceae
Chelidonium majus est une vivace des murs et des décombres, à feuilles profondément découpées et glauques en dessous, à fleurs jaunes à quatre pétales et à latex orangé qui tache les doigts quand on casse une tige.
Vous hésitez ? Envoyez une photo — modèle entraîné sur les plantes des Alpes.
Identifier avec une photoDescription
Plante vivace de 30 à 80 cm, issue d'un rhizome épais, à tige rameuse, cassante et un peu poilue. Les feuilles alternes, divisées en lobes arrondis et irrégulièrement crénelés, sont d'un vert tendre dessus et nettement glauques dessous. Quand on casse une tige ou un pétiole, il s'écoule un latex jaune orangé : c'est le meilleur critère de reconnaissance. Les fleurs, de 2 cm environ, ont quatre pétales jaune vif et de nombreuses étamines ; elles sont réunies par 2 à 8 en petites cymes en ombelle. Elles s'épanouissent d'avril à septembre-octobre. Le fruit est une capsule étroite et allongée (2 à 5 cm), qui s'ouvre de bas en haut et libère des graines noires munies d'un petit appendice blanchâtre riche en réserves, l'élaïosome.
Répartition et habitat
Espèce de l'Eurasie tempérée, du Maghreb à la Sibérie occidentale, introduite en Amérique du Nord et ailleurs. Dans les Alpes, elle reste surtout aux étages collinéen et montagnard, en vallées et sur les versants bas. Elle s'installe au pied des vieux murs, dans les haies, les ourlets ombragés, les décombres, les bords de chemins et les lisières de forêts alluviales. Elle apprécie les sols frais, riches en azote et neutres à calcaires, à mi-ombre, et colonise volontiers les milieux remaniés par l'homme. Ses graines sont dispersées par les fourmis, d'où sa présence fréquente dans les fissures de murs et de trottoirs.
Confusions possibles
Hors floraison, ses feuilles découpées peuvent évoquer d'autres plantes de sous-bois ou de talus, mais aucune ne produit un latex orangé en abondance. En fleurs, les quatre pétales jaunes la distinguent des renoncules et des potentilles, qui en ont cinq. Les crucifères jaunes, comme les moutardes, ont aussi quatre pétales, mais disposés en croix, avec des fruits (siliques) cloisonnés et sans latex. Attention aux noms populaires : l'euphorbe réveil-matin (Euphorbia helioscopia), au latex blanc irritant, porte aussi le nom d'« herbe aux verrues ».
Toxicité
Toute la plante est toxique à cause de ses alcaloïdes. L'ingestion provoque nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées et risque de déshydratation. Le latex peut irriter la peau et les muqueuses chez les personnes sensibles : mieux vaut éviter de le toucher à mains nues, et ne jamais le porter aux yeux ou à la bouche.
Pour aller plus loin
Autres plantes comestibles
- L’Achillée millefeuille
- Ail des Ours, Ail des bois, Ail pétiolé, Ail à larges feuilles
- Bugle rampante
- L’Alliaire officinale
- Angélique des bois, Angélique sauvage, Angélique des prés, Angélique sylvestre, Faux Panais, Herbe à la fièvre, Impératoire sauvage, Panais sauvage
- Antennaire dioïque, Pied de chat, Patte de chat, Gnaphale dioïque
Lexique botanique — définitions des termes utilisés sur les fiches.


